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Ta carrière dans le recrutement : apprendre, investir, capitaliser.

Chez nous, une carrière dans le recrutement se déroule en trois étapes. La première année, tu apprends le métier, en deuxième et troisième année, tu investis jusqu’à le connaître par cœur, et ensuite, tu capitalises : comme partner avec ton propre bureau, ou comme indépendant chez Shortlist. Ici, tu découvres ce que chaque étape te demande, ce qu’elle te rapporte et quel parcours te correspond.

Gauthier Denis · 27 octobre 2026 · 10 min de lecture
Une recruteuse, un café et son téléphone en main, regarde Anvers depuis une banquette près de la fenêtre

Qui démarre chez nous se demande souvent, après quelques semaines, où tout ça mène. À juste titre, car ces premiers mois sont intenses, et ton salaire d’aujourd’hui n’est pas la raison de rester. La raison, c’est ce qui vient après.

En dix ans, plus de 150 personnes ont appris le métier chez nous. Certains dirigent aujourd’hui leur propre bureau, d’autres font du chiffre comme indépendants, et d’autres encore sont restés principal et accompagnent à leur tour des débutants. Leur carrière a chaque fois suivi les trois mêmes étapes.

Apprends : ta première année

Ta première année tourne autour d’une seule chose : apprendre le métier. Pas besoin d’expérience. Tu reçois deux mois de formation en trois parties : les candidats, les clients et le processus, du premier entretien au démarrage. Chaque matin, tu prépares ta journée avec ton manager, et après tes quatre premiers deals, tu deviens consultant, avec ton propre marché. À quoi ressemblent ces premiers mois, tu le découvres dans Tes premiers mois de recruteur.

Tu gagnes un salaire fixe plus une commission sur chaque placement, sans plafond. Un bon débutant grimpe jusqu’à environ 180 000 € de billing par an, une dizaine de placements. Ce que ça signifie pour ton salaire, tu le découvres dans Combien gagne un recruteur en Belgique ?

C’est aussi l’année la plus dure. Tu entends plus de non que de oui, tu travailles des semaines pour une récompense qui vient plus tard, et tu te compares à des collègues qui appellent depuis des années. C’est normal : tu poses les bases de tout le reste.

Investis : années deux et trois

En deuxième et troisième année, quelque chose change. Tu connais ton marché : tu sais quelles entreprises grandissent et quels postes il vaut mieux laisser de côté. Les clients te rappellent avec un nouveau poste, et les candidats que tu as placés t’envoient leurs collègues. Tu apprends à défendre ton fee, et tu remarques qu’avec les mêmes appels, tu fais plus de chiffre.

C’est ça, investir : appeler, placer et recommencer, jusqu’à connaître le métier par cœur. Tu évolues de consultant à senior, qui rapporte entre 180 000 € et 300 000 €, puis à principal consultant, avec 240 000 € à 360 000 € (lis Qu’est-⁠ce qu’un bon billing pour un recruteur ?). Ta commission suit, donc tu le sens aussi sur ta fiche de paie.

Caro en est un bel exemple. Elle est chez nous depuis quatre ans et demi, recrute dans les assurances et connaît son marché sur le bout des doigts. Aujourd’hui, elle est principal consultant à Anvers, et elle aime guider ses jeunes collègues.

Pourquoi deux à trois ans ? Parce que tout ce qui vient ensuite repose sur ces années-⁠là. Comme partner, tu bâtis un bureau dans un marché que tu connais, et comme indépendant, ton billing est ton revenu dès le premier mois. Qui saute trop tôt saute sans réseau. Maarten, partner à Amsterdam, repère vite ceux qui vont réussir : « À leur résilience face aux coups durs. Le talent aide, mais la mentalité et la discipline font la différence. »

Ne soyons pas naïfs

Investir deux à trois ans pour quelque chose qui ne vient qu’après : ça ne va pas de soi. Voici ce que j’entends le plus souvent.

« Deux à trois ans, c’est long. »

C’est vrai. Mais compare ça à des études : là aussi, tu investis d’abord et tu récoltes plus tard. Ici, tu es payé pendant ce temps, avec une commission en plus. Et après trois ans, tu as quelque chose qu’aucun diplôme ne te donne : un marché que tu connais et des clients qui te rappellent.

« In-⁠house, on gagne tout de suite plus en fixe. »

C’est vrai aussi : un recruteur in-⁠house a généralement un salaire fixe plus élevé que le salaire de base en agence. Mais là-⁠bas, tu gagnes selon ton titre, ici selon ce que tu fais. Et le passage à ton propre bureau ou à ta propre SRL, ça n’existe pas in-⁠house.

« On ne devient pas partner comme ça. »

C’est vrai, et tant mieux. Ton propre bureau, c’est une vraie entreprise, avec des gens qui comptent sur toi. Tout le monde ne devient pas partner, et ce n’est pas nécessaire. Quoi que tu choisisses, tout commence par les mêmes années.

Capitalise : partner ou indépendant

Après trois à cinq ans, tu as fait tes preuves avec ton billing. Tu récoltes alors les fruits, et pour ça, tu as deux parcours. Ou tu choisis délibérément de n’en prendre aucun : ça aussi, c’est permis.

Partner chez Greystone Partners

En tant que partner, tu bâtis quelque chose à toi. Tu lances ton propre bureau, ta verticale ou ta business line, en tant qu’associé : dans un marché qu’on ne sert pas encore, avec un service à côté du recrutement et sélection, ou dans une région où on n’est pas encore. C’est ainsi qu’Amsterdam est arrivé, et maintenant Bruxelles. Tu détiens 30 % des parts de ton bureau et tu factures un fee fixe, qui grandit avec lui, de 8 500 € à 10 000 € par mois. La base de données, la formation de ton équipe, les outils et le back-⁠office, c’est le groupe qui te les fournit.

Romina est l’une de ces partners. Elle a démarré chez nous comme trainee, est passée principal en quatre ans et dirige aujourd’hui notre bureau d’Anvers, avec une équipe de huit personnes. « Sky is the limit », dit-⁠elle. Maarten a aidé à développer notre bureau d’Amsterdam, avec la construction comme niche forte. Un entrepreneur dans l’âme.

Ce que ça rapporte, on le calcule dans le simulateur de Greystone Partners. Un exemple chiffré, pas une promesse : tu développes ton bureau en trois ans.

Année123
Consultants258
Chacun rapporte180 k€195 k€210 k€
Tu rapportes toi-⁠même180 k€rienrien
Ton fee par mois8 500 €9 250 €10 000 €
Net par mois6 300 €7 200 €11 500 €
Ta part0 €303 000 €747 000 €

La première année, ta part ne vaut encore rien : sans ton propre billing, ton bureau est en perte. C’est pourquoi, en année 2, tu lâches le chiffre et tu mises tout sur ton équipe, car un acheteur ne paie que pour un bureau qui tourne sans toi. À partir de l’année 4, tu paies 18 % sur ton dividende au lieu de 30 %, et il te reste environ 13 100 € par mois. Ta part, on la valorise à cinq fois le bénéfice de ton équipe, en cas de vente à un tiers.

Ensuite, ton plus grand levier, c’est ton équipe. Si tes huit consultants rapportent en moyenne 240 k€ au lieu de 210 k€, il te reste environ 16 300 € par mois et ta part vaut 1 062 000 €. En tant que partner, tu investis donc surtout dans tes gens.

Indépendant chez Shortlist

Tu fais du bon chiffre depuis des années, à partir d’environ 240 000 € par an, et tu veux être ton propre patron sans bâtir d’équipe ? Alors, tu deviens indépendant chez Shortlist, avec ta propre SRL et ta propre marque. Tu gardes 50 % de tes premiers 100 000 €, 60 % des 100 000 € suivants et 75 % de tout ce qui dépasse, sans coûts fixes. La base de données, les outils, la facturation et une place au bureau, on s’en occupe.

Prends Lotte, la recruteuse senior de notre exemple chiffré, avec 240 000 € de billing. Comme employée, il lui reste environ 3 140 € par mois. Chez Shortlist, 140 000 € vont vers sa propre SRL, et avec le même package, il lui reste environ 6 550 € net par mois. Comment on y arrive, tu le découvres dans Combien gagne un recruteur indépendant ? Ton propre chiffre, tu le calcules dans le simulateur.

Jeremi a choisi cette voie. Il travaille comme recruteur indépendant via Shortlist, choisit lui-⁠même ses clients et ses horaires, et nous laisse l’administratif.

Ou tu restes principal

Capitaliser n’est pas une obligation. Qui préfère le cocon sécurisant du statut d’employé reste principal chez Greystone Recruitment : un salaire fixe, une commission sans plafond, une voiture, et une équipe autour de toi. Tu connais ton marché, tu guides des débutants, et tu n’as ni bureau ni SRL à porter. C’est aussi un bon choix.

Quel parcours te correspond ?

PartnerShortlistPrincipal
Pour quiQui veut bâtir une équipeQui fait du bon chiffre et veut être libreQui veut de la sécurité
Ce que tu gagnesUn fee fixe et 30 % du bénéfice50 à 75 % de ce que tu rapportesUn salaire fixe et une commission
Ce que tu construisUne part dans ton bureauTa propre SRL et ta propre marqueTon marché et ton nom
Ton risqueTon bureau doit tournerTon billing est ton revenuLe plus faible

Ce que je cherche chez un partner

Un partner, je le vois généralement après trois à cinq ans. Pas après un bon trimestre, mais quand tu as montré qui tu es. Je cherche un crack ambitieux, et je le reconnais à cinq choses :

  • La faim. Tu veux plus qu’une bonne année. Tu veux bâtir quelque chose qui sera encore là dans dix ans, avec ton nom dessus.
  • L’envie de continuer à apprendre. Même comme principal, tu demandes encore du feedback et tu t’inspires de ceux qui font mieux que toi. Qui croit avoir tout compris arrête de progresser.
  • Une obsession pour le métier. Le soir, tu penses encore à ce candidat-⁠là et tu connais ton marché mieux que tes clients. On le retrouve chez tous les meilleurs, il suffit de lire Formation en recrutement : ce que fait un top biller.
  • Tu es motivé par l’argent, et on peut le dire. Le recrutement, c’est de la vente. Qui veut gagner selon ce qu’il fait continue d’appeler, même après dix non. En tant que partner, tu gagnes selon ce que fait ton bureau, et ça, il faut le vouloir.
  • Ton billing parle déjà pour toi. Prouvé, pas promis. Une équipe suit quelqu’un qui a lui-⁠même montré comment faire.

Tu te reconnais et tu as un plan pour un marché ou une équipe ? Alors, j’ai hâte d’en entendre parler : prends un café avec Vince ou moi.

Et à long terme ?

Capitaliser, ça ne se limite pas à ce qu’il te reste chaque mois. Si tu investis ce dont tu n’as pas besoin, ton argent travaille pour toi, et à terme, travailler devient un choix. Le patrimoine que tu te constitues ainsi, comme partner ou comme indépendant, et le moment où tu es financièrement libre, tu les calcules dans le simulateur de patrimoine. Comment fonctionne le FIRE et quel est ton objectif, tu le découvres dans FIRE pour les recruteurs.

Tu es encore au début ? Découvre les opportunités ou prends un café avec nous.

Questions fréquentes

À quoi ressemble une carrière dans le recrutement ?

Chez nous, en trois étapes. La première année, tu apprends le métier, en deuxième et troisième année, tu investis jusqu’à le connaître par cœur, et ensuite, tu capitalises comme partner avec ton propre bureau ou comme indépendant chez Shortlist. Tu peux aussi rester principal.

Combien de temps faut-⁠il pour devenir partner ?

Un partner, je le vois généralement après trois à cinq ans : quand ton billing a fait ses preuves et que tu as un plan pour un marché ou une équipe.

Combien gagne un partner dans le recrutement ?

Dans notre exemple chiffré, avec un bureau de huit consultants, il te reste environ 11 500 € net par mois en année 3 et 13 100 € à partir de l’année 4, et ta part vaut environ 747 000 €. Un exemple chiffré, pas une promesse : fais le calcul toi-⁠même dans le simulateur.

Peux-⁠tu devenir indépendant comme recruteur ?

Oui. Si tu rapportes environ 240 000 € par an ou plus, tu peux continuer avec ta propre SRL chez Shortlist, où tu gardes 50 à 75 % de ce que tu rapportes.

Dois-⁠tu devenir partner ou indépendant ?

Non. Qui préfère garder la sécurité d’un employé reste principal : un salaire fixe, une commission sans plafond et une équipe autour de toi.

Toutes les étapes en un coup d’œil, tu les trouves dans notre guide Devenir recruteur en Belgique.

Sources

  • La trajectoire de croissance et toutes les hypothèses (le coût d’un consultant, ton fee, ton dividende et la valeur de ta part) : le simulateur de Greystone Partners.
  • L’exemple de Lotte, étape par étape : Combien gagne un recruteur indépendant ?
  • Le VVPR-⁠bis à 18 %, issu de la loi-⁠programme publiée au Moniteur belge du 1er juin 2026 : KPMG.
  • Fin du taux intermédiaire de 20 % pour les apports à partir de 2026 : Wolters Kluwer (en néerlandais).

Un exemple chiffré, pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Montants arrondis.

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